Honoré de Balzac 1799-1850
Descendons le chemin Casimir Delavigne et là tout de suite on l’aperçoit…
Le buste, signé David d’Anger et une plume sur un livre intitulé la comédie
humaine… Plus de doute nous sommes bien devant la tombe d’Honoré de Balzac.
Il pleut à Paris le jour de son enterrement, mais des milliers de Parisiens traversent la ville et viennent se recueillir ici même sur les hauteurs du cimetière. On dresse une petite estrade depuis laquelle Victor Hugo doit prononcer un éloge funèbre. Un événement ! Le discours commence, très vite la pluie redouble, il déclame, s’emporte et dans l’une de ses envolées lyriques, Hugo perd l’équilibre, pousse un grand cri, glisse et trébuche en arrière, rejoignant ainsi quelques minutes le cercueil de son ami Balzac!! Il y a tant de monde ce jour là que de nombreux Parisiens n’ont pas vu la scène et ne comprennent que quelques minutes plus tard, grâce au bouche à oreille, la terrible déconvenue. Ils garderont en mémoire un discours mémorable coupé par un hurlement suivi du fou-rire des premiers rangs!
Parmi ses nombreuses liaisons féminines, Balzac a courtisé pendant plus de dix sept ans la comtesse Hanska qu’il épouse finalement le 14 mai 1850, quelques mois avant sa mort. Elle repose avec lui depuis 1882.
A ce sujet je vous demanderai une attention particulière. Regardez bien les noms inscrits sur le socle de la tombe, en face et sur les côtés. Vous y trouverez trois noms. La veuve de Balzac n’est pas inscrite en face comme on pourrait logiquement le supposer mais sur le côté droit, sous le nom de Eve comtesse Rzewuska. C’est le nom de son premier mariage. Sa fille issue de cette première union est en face de nous : Anne Marie- Joseph comtesse Hanska, son mari est le troisième nom inscrit sur la gauche.
Dernière petite chose avant de continuer le parcours, Retournez vous…
Regardez la colonne, c’est la tombe du poète Gérard de Nerval.
Descendez maintenant jusqu’au carrefour, prenez la première à gauche l’av. Eugène Delacroix et tournez presque immédiatement à droite en face de la tombe de Delacroix dans le chemin de la cave.
Regardez au passage la tombe du peintre. Est ce que quelque chose vous interpelle ? Pas de texte, rien de représentatif…
Delacroix voulait la sépulture la plus simple possible. Si vous observez bien vous verrez beaucoup de tombes identiques à celle-ci dans la promenade. Celle de Delacroix se distingue tout de même : elle est en basalte, une lave volcanique.
Poursuivons notre route dans le chemin de la cave pour nous rendre sur la tombe de Victor Schoelcher.
Peut être que Balzac place ici même, dans ce chemin, son personnage Rastignac lorsqu’il crie sa célèbre réplique «A nous deux maintenant !» dans “Le Père Goriot”. L’urbanisation a changé la vue sur le centre de Paris mais on peut imaginer qu’en 1819, Rastignac pouvait tout à fait voir la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides. Mais je vous arrête tout de suite si vous vous demandez où se trouve la tombe du père Goriot, vous faites fausse route !!
Au bout du chemin de la cave vous allez croiser l’av. Feuillant traversez la et continuez tout droit dans le chemin Cabail. Marchez jusqu’à l’intersection du chemin Cabail et de l’avenue de Saint-Morys. La tombe du père et du fils Schoelcher se trouve tout de suite à gauche dans l’avenue de Saint-Morys.